Éternel optimiste, gourmand, passionné par la botanique, la beauté et les femmes, Stéphane Landrau s’est éteint le 7 février dernier, entouré de ses filles Anne-Sophie et Stéphanie. Durant ses derniers jours, l’homme au verbe coloré a fait rigoler le personnel médical ainsi que les membres de sa famille et ses amis qui se succédaient à son chevet pendant qu’il sculptait une oie, une fleur et un poisson sur son urne en noyer cendré.

Le sculpteur de 57 ans s’est battu jusqu’à la fin pour profiter au maximum de la vie. Stéphane serait même sorti d’un coma en réclamant un café et du fromage malgré le cancer de l’œsophage qui le rongeait à mort. En route pour ses funérailles à Huntington, je me souviens de ses paroles alors que le soleil brille sur la neige des champs glacés.

Je regarde le grain d’un bois et j’ai les yeux comme si c’était une amoureuse, langoureuse, j’aime ça. Ça me procure du plaisir, m’expliquait Stéphane. C’est comme le reflet du soleil l’après-midi sur un beau meuble en acajou, mais les gens ne voient malheureusement plus la beauté des choses. »

Lors de ma visite guidée de sa forêt de 50 hectares, le poète des bois s’émerveillait à chaque pas devant ses protégés qui avaient proliféré au cours des dernières décennies. Je n’avais pas d’autre choix que de m’attarder au spectacle magnifique de la nature, de prendre conscience de l’odeur distincte des différentes essences d’arbres. Le temps s’est écoulé avec douceur en sa compagnie.

Au retour du service funèbre, dans ma voiture qui sillonne la campagne, j’écoute Adventures in Your Own Backyard  de Patrick Watson à la tombée du jour. L’hiver est beau au Québec. Stéphane m’aura appris à reconnaître la beauté du moment présent.

Cultiver la patience

Pour honorer la mémoire de Stéphane Landrau, fier défenseur des terres de la belle province, j’ai choisi de faire un don à Greenpeace afin de contribuer à la protection des espèces menacées, des forêts et à la lutte contre le changement climatique pour les générations futures.  Un geste qu’il aurait approuvé!

Apprivoiser la mort

À l’hiver 2018, Stéphane avait accepté de discuter ouvertement de la mort. L’homme porte un regard lucide sur la maladie. Je vous invite à découvrir ses paroles touchantes, et profondément humaines.

Auteure

J'adore raconter des histoires! Souvent comme journaliste, ici comme chroniqueuse.

6 Comments

  1. Sylvie Landrau Reply

    Merci encore pour ces beaux vidéos, souvenirs de mon frère.

  2. peter hagele Reply

    you did a great job on covering the history of my friend Stephan much thanks He will be missed , regards pete ( the pian0 player

  3. Veronica T. Reply

    Dear Ge,
    I often think and miss my friend Stephane, specially on a beautiful day like today; your words bring me closer to him.
    Thank you,
    Veronica

    • Ge Reply

      Thank you Véronica for the good words. I often think of him too.

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