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Mon premier appartement à Montréal était situé sur la rue Panet, près du parc Lafontaine.  À l’époque, je travaillais à la Société de Radio-Canada, à quelques minutes à pieds de chez moi. Tous les matins, je descendais la rue jusqu’à la grande tour en saluant Gilles qui fumait une cigarette en pantoufles sur son balcon, coin Sainte-Catherine.

Depuis une quinzaine d’années, Emmanuelle se prive d’aller au réveillon de Noël de sa famille. Elle trouve toujours le moyen d’éviter son agresseur. Impossible qu’elle respire le même air que lui sans imaginer qu’elle va perdre les pédales et dévoiler au grand jour tout le mal qu’il lui a fait.

Timothy Leary, le pape américain du LSD et grand gourou du mouvement « peace and love », a inspiré toute une génération qui rêvait d’un monde nouveau. Selon l’écrivain, psychologue et militant, les psychotropes bien dosés pouvaient changer radicalement le comportement en traitant l’alcoolisme, en réhabilitant les criminels et en augmentant la libido.

« Cette folie qui nous fait croire que tous ceux qui ne vivent pas à notre rythme mènent une vie médiocre », écrit Dany Laferrière dans son roman au titre évocateur L’art presque perdu de ne rien faire. Assise au bout de quai au chalet, je médite sur ces paroles en contemplant le coucher du soleil qui se reflète sur le lac et illumine la forêt d’une couleur dorée.

Mon grand frère, Olivier, était un vrai petit monstre à lunettes qui se cachait sous mon lit la nuit pour me faire peur. Un mauvais coup n’attendait pas l’autre.  Il adorait me faire perdre patience. Très curieux et en quête de sensations fortes, il était incapable de rester une seconde en place.