Catégorie

Chroniques

Catégorie

Un père mourant, plongé dans le coma, à l’hôpital. À ses côtés, sa jeune fille jouit sur un lit de camp. C’est le point de départ du roman Il préférait les brûler de l’autrice, animatrice et reporter, Rose-Aimée Automne T. Morin, publié en février chez Stanké. Une image forte et provocante. Parce que le désir chez l’enfant est tabou. Ces premières lignes mettent la table pour explorer la sexualité et ses possibles dérives, élaborées dès l’enfance.

Née avec un glaucome – contrôlé par des gouttes ophtalmiques – Marie-Christine Ricignuolo a eu une jeunesse dite « accomplie ». Libre. Indépendante. Ambitieuse. Radieuse. Des études universitaires en administration. Promise à une belle carrière. Un permis de conduire. Employée dans une maison d’édition. L’achat d’un condo avec son amoureux, président de compagnie. Mais la pression est encore trop élevée dans ses beaux grands yeux.

Le 25 avril 2017, je suis arrivée chez mon acupunctrice en état de panique. J’étais à la fois fébrile et angoissée. Je venais de lancer gesansfiltre.com en envoyant le lien de mon blogue à mon réseau de contacts. J’avais l’impression de faire un suicide professionnel en m’exposant personnellement au jugement de mes amis et de mes collègues.

Après un traumatisme crânien, Evgeny Golovatenko alias John Goldmen a décidé de traverser le Canada à la marche en comptant sur la générosité des gens qui croiseront sa route. En relevant le défi « Never Give Up », l’Ukrainien d’origine, âgé de 37 ans, souhaite encourager les personnes à se « tenir debout » et à éviter de sombrer dans la dépression après un terrible choc.  

5h30. Je me réveille dans ma « cellule ». C’est le nom donné à la chambre étroite et dépouillée des moniales. Il fait froid. Au pied de mon petit lit, une bible est déposée sur un tapis blanc devant une icône de la « Vierge de tendresse à l’Enfant Jésus ».

Mon premier appartement à Montréal était situé sur la rue Panet, près du parc Lafontaine.  À l’époque, je travaillais à la Société de Radio-Canada, à quelques minutes à pieds de chez moi. Tous les matins, je descendais la rue jusqu’à la grande tour en saluant Gilles qui fumait une cigarette en pantoufles sur son balcon, coin Sainte-Catherine.

Depuis une quinzaine d’années, Emmanuelle se prive d’aller au réveillon de Noël de sa famille. Elle trouve toujours le moyen d’éviter son agresseur. Impossible qu’elle respire le même air que lui sans imaginer qu’elle va perdre les pédales et dévoiler au grand jour tout le mal qu’il lui a fait.