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Carnet de voyage

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Adolescente, je rêvais de déménager à New York. Carrie Bradshaw de Sex and the City était le modèle à suivre. Cliché? Peut-être. La ville qui ne dort jamais révèle plein de trésors cachés pour ceux et celles qui aiment se balader autant que faire la fête. Je vous partage ici quelques belles découvertes loin de la cohue de la Fifth Avenue ou de Times Square pris d’assaut par les Québécois à l’occasion du long week-end de Pâques.

Après le Mexique, le Pérou, New York, la côte ouest du Canada, la France, l’Espagne, le Maroc, le Kenya, l’Éthiopie, l’Inde, la Californie et la Nouvelle-Orléans, Maude a posé ses valises l’automne dernier en louant un loft à Montréal. C’est sa deuxième tentative de sédentarité en huit ans.

Après une succession de coups durs et déceptions en 2016, j’ai pris soin de mon corps et de mon esprit lors de mon escapade en solitaire au Costa Rica. « Fuck you la vie, j’ai besoin d’un break » était mon mantra des dernières semaines avant de m’envoler vers cette destination exotique.  

Sur le traversier en direction de Puntarenas, j’ai rencontré le guide qui a accompagné Ridley Scott et son équipe dans le tournage du film culte Thelma et Louise. « Tu as le même sourire et la même énergie que Geena Davis », m’a-t-il interpellée.

La mer, le sport, le yoga et les rencontres fortuites sont les meilleurs antidépresseurs pour absorber le choc d’une perte d’emploi et affronter l’inconnu. « This is the beginning of anything you want ». Il s’agit de la phrase inscrite sur mon carnet de voyage. Maintenant reste à savoir comment j’envisage l’avenir du haut de mes 33 ans.

Quand mon professeur de surf, Manuel, est arrivé à Santa Teresa, il vivait dans une tente sur la plage. C’est un vrai Tico  – nom donné aux Costaricains d’origine  – avec le teint foncé, les yeux marron et les cheveux ébène aux pointes blondes, brûlées par le soleil et l’eau saline.

Il y a une vingtaine d’années, les 15 km de plages de Mal Pais, Santa Teresa et Hermosa, étaient accessibles seulement par bateau ou à cheval. Seuls les vrais passionnés de surf parcouraient des kilomètres dans les terres impraticables pour accéder aux fameuses vagues.

Un digne représentant de Bob Marley au sourire contagieux m’a accueillie à ma retraite de yoga, la Casa Zen. J’étais exténuée et trempée de sueur en raison de la chaleur accablante et du poids de mon sac à dos que je traînais depuis sept heures le matin.